La Mure vers 1900

- Le Breuil
- La place des Casernes
- La rue des Fossés
- Grande Rue
- La rue du Nord
- La Place Auguste Perret
- Le Rondeau
- Vieille église
- Rue des Alpes

GRANDE RUE
rue Murette, rue Magdeleine

La Grande Rue date de l'extension de la ville en 1309, elle a été durant des siècles le centre commercial et politique avec les résidences des notables et une halle plusieurs fois reconstruite principalement du fait des incendies très dévastateurs et une tour de l'horloge plus récente.
Le calcaire de Laffrey omniprésent s'expose sous toutes ses formes.


On a inscrit la mémoire du passage de Louis XIII et Richelieu


et du pape Pie VI (un autre hôte célèbre : Napoléon).


Cette rue était toujours commerçante et animée en 1900 et jusque après la dernière guerre. Aujourd'hui elle est devenue désertique, elle ne retrouve de la vie que le lundi matin à l'occasion du marché. De belles demeures d'antan sont abandonnées et risquent, dans le contexte actuel, plus la destruction que la réhabilitation.


La belle demeure de la vieille famille muroise Genevoix, qui a donné de nombreux notables à l'Isère et à La Mure.
Romain Tagnard a été locataire au premier étage.


                                De belles entrées anciennes.





Observations sur les trottoirs


De quel château ou maison de maître proviennent ces marches d'un escalier hélicoïdal en calcaire de Laffrey ?


Une goulotte directement taillée dans la dalle calcaire.


La difficile conservation du patrimoine (2020)
Malgré une volonté de conservation du centre historique, il ne semble pas que l'on aille dans le bon sens:
- Une maison en mauvais état, on la démolit, à la place un vide...
- On introduit, lors des travaux de réfection des trottoirs deux matériaux peu en accord avec le patrimoine: du granite et de l'enrobé coloré.
Un bon point, on a gardé les 4 m² représentés par la photo ci-dessus à gauche (marches d'escaliers).

Rue Murette

La Murette, premier faubourg de la Mure existait déjà au XIIIe siècle. La rue est une des plus anciennes, mentionnée sur les archives de 1366 (carriera de Mureta). Deux maisons ont leur date en relief : 1763 et 1785.


Au numéro 4, la date de 1763



Au numéro 14, la date de 1785.



Au numéro, l'encadrement de porte. Ils sont tous en calcaire de Laffrey.


La fontaine et le lavoir au sommet de la rue aux alentours de 1900 (après l'électricité et avant les grandes eaux). Il y avait aussi une fontaine au pied de la rue, à l'angle avec la rue des Fossés.
La rue classique, en dos d'âne avec les rigoles de part et d'autre et les pavés étêtés.




En 1902, lors de de la nouvelle ressource en eau, le lavoir est supprimé comme toutes les fontaines de la ville, il est remplacé par un urinoir, un lavoir est implanté en bas dans le quartier des Paras.
La fontaine de l'autre côté (qui coule abondamment) a été inaugurée en septembre 1912 avec une belle fête de tout le quartier.
Merci à Roger Gaio pour cette belle photo.


Rue Pierre Grosse



Une ancienne rue, elle apparaît dans les archives en 1387 : carreria publica de Petra grossa (nom du fait d'un bloc erratique ?), elle est rebaptisée en 1924 rue du Colonel Escallon.
La maison Caral, en début de rue, est donnée comme la plus ancienne maison de la Mure, c'est aujourd'hui le musée matheysin.







                 Photo de la fontaine datant de 1832.

Place du Beurre

Le marché au beurre se tenait au croisement des rues Calemard, Magdeleine, Grande-rue. La préposée municipale (Mme veuve Baron vers 1900) collectait les droits de place, environ 1 500 francs par an et était chargée de goûter (au doigt) la qualité des beurres.
Léon Caillet (page 49 de l'édition 1960) se laisse aller à de bizarres exagérations (non reprises par les autres chroniqueurs) :
"C'était d'un côté les acheteurs qui, pour goûter le beurre, prélevaient avec leur index un dîme un peu trop forte sur chaque motte, ou la balance de la peseuse qui avait des faiblesses pour ses amis.
D'autre part, on tâchait d'augmenter les prix de quelques liards, on mettait de la graisse de porc au milieu des mottes ; parfois, une carotte ou une malencontreuse pierre s'y était fourvoyée, on ne sait comment. Et alors, c'était la bagarre, les paniers étaient renversés, les marchandises piétinées jonchaient le sol.
"

En 1911 le marché du beurre est transféré sur le côté sud de la nouvelle place Auguste Perret.

Rue Magdeleine



La partie supérieure de la rue, au-dessus de la rue Croix Blanche a été ouverte sur le Breuil en 1821, pour supprimer un cul-de-sac nauséabond.
La maison, que l'on voit à gauche de la photo ci-contre empiéter sur la rue, a été démolie en 1911, ce qui a permis d'aligner la rue et d'élargir la rue Montante.







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