LES CONSTRUCTIONS

Jusqu'à presque la fin du 19e siècle l'état des routes, les pentes de tous les côtés, les moyens de transport, conduisaient à la nécessité de s'approvisionner au plus près pour les matériaux de construction.
Les bâtiments sont construits, dans des combinaisons variables, avec les quatre matériaux disponibles :
- ceux apportés par les glaciers, de gabarits, de forme et de natures très variées. Ces roches étaient disponibles, gratuites, à portée de main et elles devaient être enlevées pour créer les espaces et pour le travail des champs ; elles étaient aussi de bonne qualité, celles friables avaient disparues pendant le transport glaciaire. Les murs décrépis des vieilles granges rassemble toute la gamme des apports très variés que ce soit en lieu de départ, de distance, de nature, d'âge...
- Les calcaires du début du Jurassique (Lias calcaire : Carixien, Lotharingien) disponibles en plusieurs endroits (Monteynard, Villard Saint-Christophe, Pont du Prêtre) reconnaissables à leur patine orangée. De relativement bonne qualité, peu marneux. Ces niveaux ont été exploités aussi pour la fabrication du ciment.
- Le calcaire de Laffrey, dont nous avons vu les conditions particulières de formation, excellent calcaire qui va être utilisé pour quasiment toutes les constructions, parfois partiellement pour les parties visibles
- Le travertin ou tuf calcaire, roche de toutes les époques, facile à travailler fraîche et devenant dure et résistante ensuite. Légère, elle est souvent employée pour les clochers.

Après 1890 nous verrons apparaître le calcaire urgonien monté de la région grenobloise, la Matheysine se désenclave du fait de l'amélioration des routes et surtout du fonctionnement du train Saint-Georges - La Mure inauguré le 24 juillet 1888. Ce calcaire sera utilisé pour le premier étage de l'hôtel de ville de la Mure et fort parcimonieusement pour des parties du socle de l'hôpital. Le deuxième étage de l'hôtel de ville est construit avec la pierre de l'Estaillade, un calcaire tertiaire du Luberon.
A cette époque nous sommes en plein dans la grande période de "l'or gris grenoblois", le ciment artificiel dont Louis Vicat a pris le brevet en 1824. Il sera utilisé pour l'hôpital, le collège...C'est la fin de nombreuses carrières.

Les édifices publics

- Les fontaines dont les bassins sont en calcaire de Laffrey

- La Mure, le beffroi ou la tour de l'horloge

- La Mure, le collège (aujourd'hui lycée)

- La Mure, l'école de garçons des Capucins

- La Mure, le Château de Beaumont

- La Mure, écoles Pérouzat

- La Mure, la halle

- La Mure, l'hôpital

- La Mure, l'hôtel de ville

- La Mure, le Jardin de ville et le Kiosque

Les édifices religieux

- Cholonge, l'église

- Mayres-Savel, l'église

- La Mure, ancienne église

- La Mure, l'église - la démolition du clocher

- Saint-Arey, l'église

- Siévoz, l'église

Divers

- La Mure, rue Saint Jean

- La Mure, le contournement

- Roizon, le viaduc

- L'ancienne route des Terrasses à La Mure





Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les matériaux de construction grenoblois :
Jacques Debelmas : les anciennes carrières de Grenoble et de ses environs immédiats
Dominique Bonnet et Wolfgang Fischer : Pierres de construction et anciennes carrières de la région Grenobloise
Des hommes et des pierres, les guides du patrimoine Rhônalpin.