Constructions
Cholonge
- Eglise
Mayres-Savel
- Eglise
La Mure
- Ancienne église
- Beffroi
- Ecole des Capucins
- Château
- Collège
- Contournement
- L'église
- Halle
- Hôpital
- Hôtel de ville
- Jardin de ville
- Ecoles Perouzat
- Rue Saint Jean
Roizon
- Le viaduc
Saint-Arey
- Eglise
Siévoz
- Eglise

Commun
- Route Mure-Terrasses
- Bassins en calc. Laffrey

LE CHÂTEAU DE BEAUMONT

photo du Château
Le Château de Beaumont, vers 1910, reconverti en cours complémentaire de jeunes filles.

Le Château de Beaumont

Il a été construit dans la deuxième moitié du XVe siècle par Humbert de Comboursier près du château delphinal. C'est sa maison des tours qui deviendra plus tard le château de Beaumont.
A l'époque, il n'était pas ce qu'il est aujourd'hui. Il n'avait qu'un seul étage, une façade moins grande et quatre tours (il n'en reste qu'une d'origine : la plus petite, celle du sud-est avec ses créneaux et des mâchicoulis).
Durant les guerres de religion, il fut en partie épargné, un Comboursier étant capitaine de l'armée assiégeante.
En 1757, Charles de Comboursier qui avait des dettes essaye de vendre le château à la ville pour qu'elle en fasse un corps de caserne. Refus de la municipalité : « le château est en si mauvais état qu'il faudrait le reprendre à pied ».
Un autre projet en 1774 échoua, il s'agissait d'utiliser le château pour installer des casernes, la salle d'hôtel de ville, des locaux pour les écoliers...
Les différentes parties passent en diverses mains. Un dénommé Pierre-Gabriel de Philibert de Ravel est propriétaire de la partie contiguë à la seule tour qui reste de l'origine.

Les soeurs de la Nativité

En 1832 M. de Ravel cède sa partie aux Dames de la Nativité. La vieille demeure est agrandie et surélevée. Une école gratuite de jeunes filles est installée.
En 1851, construction de la chapelle de l'Aumône et d'une aumônerie.
En 1874, les religieuses achètent la partie ouest, la façade est agrandie, une aile le long de la rue du Jeu-de-Quille est construite et une tour est réédifiée, plus importante que celle existante. La photo de tête le montre dans cette nouvelle configuration qu'il a gardée de nos jours et la partie du dessin de Jules Guichardon, ci-contre, fait en 1864, le montre avant la reconstruction de la tour.
En 1904 c'est la dissolution des congrégations enseignantes. En 1905, La Congrégation de la nativité de NSJC (maison mère à Valence) abandonne le château suite à l'arrêt de l'école de jeunes filles avec pensionnat.

Le cours complémentaire de filles

En 1883, Chion-Ducollet, adjoint d'André Tagnard maire, crée le cours complémentaire de jeunes filles qui s'installe « dans une écurie de M. Eugène Béthoux, sur la place Pérouzat ». L'enseignement classique des jeunes filles est un tout nouvel apport de la troisième République (loi Camille See de décembre 1880), en 1882 la ville de Grenoble crée son premier lycée de filles.
Chion Ducollet prend prétexte du refus du conseil municipal de construire un bâtiment propre à cet enseignement pour démissionner, « Je suis convaincu que la régénération de notre belle France ne sera complète qu'avec des filles et des femmes instruites ».
Le 12 déc 86, Chion-Ducollet est élu maire. En 1889, il installe le cours complémentaire dans les nouveaux locaux de l'école Perouzat. Il y restera près de 20 ans. En 1906, la municipalité achète le château aux enchères publiques pour 31 000 F.
L'estimation globale du projet d'un cours complémentaire avec pensionnat se monte à 106 000 F ce qui nécessite un emprunt de 100 000 F et une demande de subvention. Après le collège, les écoles maternelle et de filles à Pérouzat, l'école de garçons aux Capucins, Chion-Ducollet peut terminer sa formidable action en faveur de l'instruction qu'il avait en tête à son entrée en politique.
En 1907 c'est le début des cours. En 1942, l'établissement devient collège moderne de jeunes filles, le élèves qui veulent continuer vers le baccalauréat vont en seconde au collège.
En 1959, c'est la fusion des deux collèges de garçons et de filles qui deviennent un seul établissement d'enseignement classique et moderne mixte, l'année suivante c'est un lycée nationalisé.
En 1988, il n'y a plus de cours au château, il est aujourd'hui réaménagé en habitations.

la chapelle de l'Aumône





Chapelle construite en 1851 par les religieuses de la Congrégation de la nativité de NSJC. Les photos montrent son état actuel.
A remarquer les 4 petites colonnes en façade, uniques à La Mure. Elles sont en "Echaillon rose", calcaire jurassien récifal du Jurassique supérieur. Le gros plan montre l'aspect très fossilifère.



Photo prise de Péchot, à droite on voit le toit de l'hôtel de ville.


Pour ceux qui veulent en savoir plus :
  - DUC Alain, BETTEGA Victor, GAIO Roger, Album du Lycée de la Mure 1888 - 1988
  - Joubert Marie-Thérèse, Etre élève au pensionnat de La Nativité de La Mure à la fin du XIXe siècle, Mémoire d'Obiou N°21, 2016, pp. 16 à 26.

↑MENUS↑