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ANCIENNE ÉGLISE

photo de l'ancienne église en 1900
L'ancienne église de la Mure avant 1900
Photo prise dans le livre de P. Berthier, "Le plateau matheysin"

Eglise avec une histoire fort agitée. On en a le récit dans les livres de Pierre Berthier et Victor Miard mais avec de nombreux points d'interrogation. Voir aussi l'article de Guillaume Benoît "Le chemin de croix des églises muroises" dans le numéro 15 de Mémoires d'Obiou.

Seule rescapée des trois églises du moyen-âge, elle était l'église du prieuré et l'église paroissiale, dédiée à Notre-Dame, elle a été consacrée en 1058.
En 1579, pour élever la citadelle, Lesdiguières démolit le prieuré et une partie de l'église. Le clocher ? La citadelle aura une vie très courte, on décide de la raser en 1581.
La nef de l'église est reconstruite en 1606 après retour des pierres, le porche ne retrouve sa place qu'en 1659, le prieuré et le cloître ne seront pas reconstruits.

En 1901, en mauvais état et remplacée par une nouvelle église, sa démolition complète est décidée, la municipalité n'ayant pas les ressources nécessaires à sa restauration. L'Evêché, elle aussi, ne pouvant pas s'engager financièrement dans la sauvegarde. Chion-Ducollet va la sauver, in extremis, de la démolition en décidant de garder le clocher, la sacristie et l'abside, ainsi que la première travée, suite à la demande et aux frais de la congrégation du Saint Sacrement qui souhaitait sauver l'église qui conservait beaucoup de souvenirs du Père Eymard. On recule la facade et le porche.
Pour plus de détails, voir le compte rendu du Conseil Municipal de 1902.
Une maison est construite pour le gardien du cimetière ainsi qu'un entrepôt. On aménage la place devant l'église, les tilleuls ne seront plantés qu'en 1911.

Après plusieurs restaurations, devenue l'église St Pierre-Julien Eymard, elle pallie aujourd'hui, pour la célébration du culte, aux déficiences de l'église paroissiale.

vue du cimetière


Les matériaux de construction

Calcaire de Laffrey en blocs bien taillés pour le soubassement, les angles de murs, les encadrements, les contreforts.
Pierres apportées par les glaciers, déchets de calcaire de Laffrey pour le reste qui sera crépi.
Il faut noter la bonne tenue du calcaire.

les parties en calcaire
Toutes les parties visibles non crépites sont en calcaire de Laffrey : soubassement, porche, angles, contreforts, encadrements. .

roches sous partie crépite
Par contre les murs crépis sont faits avec des matériaux divers : pierres apportées par les glaciers, chutes de calcaire de Laffrey.

un détail du porche
Détail des colonnes du porche.

date au-dessus de la porte
Au-dessus de la porte latérale, une date 1606 suivie de IZM. date de reconstruction de la nef après la destruction de la citadelle, le porche ne retrouvera sa place qu'en 1659.

le porche
Le porche en calcaire de Laffrey avec colonnes à bossages qui a résisté à plusieurs cycles de démolition-reconstruction.

bloc taillé
Encadrement de la porte latérale avec des blocs de calcaire bien travaillés pour constituer les colonnes.

Le clocher

Il y a controverse : a t'il été démoli et reconstruit en même temps que la nef. Bugey, architecte grenoblois pense qu'il est du IXe siècle, l'abbé Dussert en doute fortement, plus avec des arguments de stratégie militaire que des arguments techniques, le plan fait par Ercole Negro, ingénieur de Lesdiguières lui donne raison. Ce plan dessiné en 1580 pendant les opérations militaires du siège de La Mure représente l'église en ruine et le clocher n'apparaît pas.
Il a été restauré à plusieurs reprises, la dernière tout récemment. La base est ausssi construit en calcaire de Laffrey, la flèche et les clochetons en travertin pour des raisons de poids, solution souvent employée.
L. Cailler, 1960 :" Le clocher est en tuf (cargneule) de Saint-Arey, de même que les sarcophages que l'on a trouvés". A noter l'erreur d'assimiler le tuf calcaire à la cargneule, ces deux roches d'aspect semblable à première vue sont de nature différente.

L'église vu de l'ouest
L'église vue de l'ouest, le clocher récemment restauré.

fabrication du travertin
Le travertin (ou tuf calcaire) se forme par précipitation du carbonate de calcium dans la végétation qui après décomposition donnera des vides dans la roche, d'où sa légereté.

le clocher
Le clocher en travertin.

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