Chion-Ducollet et
   La Mure - 1880 à 1914
- Introduction
- Débuts en politique
- Maire de 1886 à 1912
- 25 ans de construction
- Les finances
- Mine et Municipalité
- CD et Dr Tagnard
- Maire et Curé
- CD et le Père Eymard
- Maire et Conseil
- Voyages à Paris
- Les procès
- Les autres mandats
- Fêtes
- Villa
- Après la défaite de 1912
- Conclusion
Annexes
- Déroulement de l'étude
- Idées reçues
- Industries en 1840
- Chansons et poèmes
- La Mure en 1900
- Armoiries de La Mure


Les voyages à Paris





Pour réaliser rapidement ses idées, Chion-Ducollet n'hésite pas à se déplacer à Paris, faire le tour des ministères pour que ses projets soient acceptés, obtenir des subventions et des prêts avantageux. Les trois premières années il a un atout maître parmi ses conseillers municipaux : le député de la troisième circonscription de l'Isère, Louis Guillot, né à La Mure en 1844. Celui-ci est un guide précieux pour ouvrir les portes des ministères, avoir des interlocuteurs décideurs, il peut ensuite suivre les dossiers et tenir le maire au courant des décisions par télégramme.
Le maire précise, à chaque voyage que "la délégation, dont la mission est honorifique, fera le voyage de Paris aux frais personnels de chacun de ses Membres".


le voyage d'avril 1887


Jules Grévy, Président de la République du 30/01/1879 au 2/12/87.
Il ne viendra pas présider les fêtes du centenaire car il a dû démissionner lors du scandale des décorations où était impliqué son gendre.

Rapidement après son élection, au conseil du 26 février 1887, Chion-Ducollet fait un rapport sur la nécessité d'envoyer une délégation à Paris pour "négocier diverses affaires importantes de la Ville avec MM. les Ministres de l'Intérieur, de l'Instruction publique et des Beaux Arts, des travaux publics, de la Guerre et des Postes et Télégraphes".
L'accord est unanime et l'on nomme la délégation : Louis Guillot, Chion-Ducollet et son premier adjoint, Emile Besson. Le voyage se fera début avril.

Le compte rendu est fait le 25 mai. La délégation a été reçue par le Président de la République Jules Grévy qui a promis de venir à Vizille pour les fêtes du centenaire en 1888. Puis c'est le tour des ministères pour faire avancer les projets et récupérer des subventions :
- Ministère de la guerre (Général Boulanger) pour cette vieille idée, qui ne se réalisera jamais de faire venir la troupe à La Mure.
- Ministère de l'instruction publique de nombreux points sont à discuter vu le programme scolaire en cours.
- Ministère de l'intérieur pour activer les décrets relatifs aux emprunts et aux construction.
- Ministère de l'agriculture pour obtenir un professeur d'agriculture au collège.
Il en profite pour aller à La compagnie constructrice du train pour activer sa mise en circulation et rendre visite aux Révérends Pères du Saint Sacrement au sujet du procès fait par une municipalité précédente lors du retrait de la dépouille du Père Eymard du cimetière de La Mure.

Le voyage de juin 1888


Marie François Sadi Carnot, Président de la République du 3/12/1887 au 25/06/94.
Il est assassiné quelques mois avant la fin de son mandat.

Au conseil du 28 juin il est décidé que le maire doit aller à Paris "pour solliciter l'ouverture du chemin de fer, son inauguration solennelle et l'inauguration du nouveau collège ; solliciter aussi la présence d'un ministre à cette grande fête à laquelle la population se prépare depuis longtemps". Les fêtes du centenaire dauphinois sont fixées aux 20 et 21 juillet, il n'y a pas de temps à perdre, Chion-Ducollet part le 30 juin et au passage voit à Grenoble le préfet, le recteur et l'ingénieur chef des ponts et chaussées.

Le maire fait le 7 juillet le compte rendu de son voyage, dont il revient très satisfait. Le ministre des Travaux publics, M. Deluns-Monteau sera présent le 24 juillet pour les inaugurations. (C'est un ami de Louis Guillot.)
Il n'est pas reçu par le nouveau Président de la République Sadi Carnot mais, ce qui est probablement plus efficace, par le Président du Conseil, Charles Floquet, (fonction à durée très limitée à l'époque). C'est ensuite la tournée des différents ministères comme au voyage de l'année précédente, avec un nouveau sujet, au ministère de l'agriculture : le dessèchement des marais.

Fête des Maires en 1889


Félix Faure,
17 janvier 1895 - 16 février 1899
Mort en fonction d'une congestion cérébrale (!)


Jean Casimir-Perier,
27 juin 1894 -16 janvier 1895
Démissionne après six mois et vingt jours.

Chion-Ducollet se rend à Paris en 1889, "à ses frais, pour assister à la Fête de tous les Maires de France, fête organisée par le Conseil municipal de Paris et le Gouvernement de la République en Commémoration des évènements de 1789 et aussi à l'occasion de l'Exposition universelle dite du Centenaire. Monsieur le Maire rend compte de cette belle fête à laquelle ont pris part environ 15000 Maires."

Fête des Maires en 1900


Armand Fallières,
18 février 1906 - 18 février 1913
Ne se représente pas.


Emile Loubet,
16 février 1899 - 18 février 1906
Ne se représente pas.

Le 22 septembre, il est prévu un grand banquet des Maires de France, à l'occasion de l'Exposition universelle et du 108e anniversaire de la proclamation de la République.
Des raisons particulières empêchent Chion-Ducollet d'y assister aussi il délègue un adjoint. M. Joubert premier adjoint décline cette invitation, c'est donc le deuxième adjointM Roux qui représentera la Ville de La Mure.
"Un banquet, sans précédent dans l'histoire, comprenant 22 000 maires venus de tous les points du territoire français et de l'Algérie, a eu lieu dans le Jardin des Tuileries à Paris, sous la présidence de M. Emile Loubet Président de la République Française, qui a été chaleureusement acclamé par les représentants des communes de France."

Chion-Ducollet a maintenant ses entrées dans les ministères, ses voyages à Paris ne font plus l'objet de préparation et de compte-rendu en conseil, on les connaît au détour d'une phrase, par exemple en 1891, une rencontre avec le ministre de l'instruction publique au sujet du collège.
En 1897 il sera reçu à l'Elysée par le président Félix Faure à deux reprises au sujet du voyage du président dans le Dauphiné et de son passage à la Mure, finalement annulé.

En 1906 il est député, il lui est facile de faire avancer les affaires muroises.

↑MENUS↑