Chion-Ducollet et
   La Mure - 1880 à 1914
- Introduction
- Débuts en politique
- Maire de 1886 à 1912
- 25 ans de construction
- Les finances
- Mine et Municipalité
- CD et Dr Tagnard
- Maire et Curé
- CD et le Père Eymard
- Maire et Conseil
- Voyages à Paris
- Les procès
- Les autres mandats
- Fêtes
- Villa
- Après la défaite de 1912
- Conclusion
Annexes
- Déroulement de l'étude
- Idées reçues
- Industries en 1840
- Chansons et poèmes
- La Mure en 1900
- Armoiries de La Mure

Relations avec les Pères du Saint Sacrement


A l'entrée du cimetière
Ici a reposé...


En juillet 1868, le père Eymard, très fatigué, vient se reposer à La Mure dans sa maison familiale. Il décède le 1er août et est enterré à l'entrée du cimetière. En juillet 1877, contre la volonté des Murois, le père Eymard est transféré à Paris. Des désordres ont lieu qui vont jusqu'à la démission du Maire, Victor-Auguste Gras qui était nommé depuis peu.
Le registe des délibérations ne relate rien de cet épisode. Ce n'est qu'au conseil du 8 mai 1880 que l'on aborde le litige avec la congrégation fondée par le père Eymard suite à l'enlèvement du corps du Père Eymard.
Le père Cyr Champion, Supérieur Général de la congrégation des prêtres du très Saint Sacrement demeurant à Paris, avait pris, en 1877, l'engagement envers l'administration de l'hospice de La Mure, à faire donation de tous les biens laissés par le père Eymard et par sa soeur. L'hospice décide d'intenter un procès pour faire respecter cet engagement, le conseil municipal donne son accord.

Dès son premier voyage à Paris en 1887 Chion-Ducollet se rend à la Congrégation pour négocier le règlement de cette affaire peu suivie par ses prédécesseurs.
Ces négociations vont durer trois ans et aboutissent en 1990. Le père Cyr Champion fait un don manuel de 15 000 francs au profit de l'Hospice de La Mure pour perpétuer le souvenir du R. P. Eymard, prêtre fondateur de l'ordre du Très Saint Sacrement, né et décédé à La Mure.

Sauvetage de l'ancienne église
Chion-Ducollet a été un acteur majeur pour la conservation de notre vieille église. Alors que la destruction avait été décidée et commencée, le père Tenaillon, de la Congrégation du Saint Sacrement, soucieux de garder des lieux souvenirs du Père Eymard, prend contact avec Mgr Henry, évêque de Grenoble. Une réunion entre ces deux ecclésiastiques et Chion-Ducollet règle rapidement et élégamment le problème et le 10 janvier 1902 est signée la « Convention entre la Municipalité et le Diocèse », la Congrégation, qui prend tous les frais à sa charge, doit rester dans l'ombre vu les conditions du moment. Chion-Ducollet qui a agit sans consulter son Conseil, règle immédiatement l'arrêt de la destruction et la compensation financière avec l'entrepreneur, mais il fera bien remarquer que cela ne coûte pas un sou à la commune. Il fait approuver ce traité par le Conseil Municipal le 25 janvier et par le préfet le 4 février.
Suite à cet accord, le Père Fiorenzo Salvi, de la Congrégation du Saint Sacrement, écrit : « Les critiques ne manquèrent pas envers le travail du Maire qui, malgré sa réputation d'être un anticlérical, avait une telle vénération pour le P. Eymard qu'il en conserva jalousement jusqu'à sa mort certaines lettres autographes et sa discipline (maintenant à l'Expo Père Eymard). »


Raccourcissement de l'église, Chion-Ducollet au centre de la photo.



Pour avoir une explication détaillée, voir les articles :
Guillaume Benoist, Le chemin de croix des églises muroises, dans Mémoire d'Obiou, n° 15, avril 2010, pp. 21-37.
Père Fiorenzo Salvi, La Chapelle Saint Pierre-Julien Eymard à La Mure et le rôle de la Congrégation du St Sacrement de 1900 à nos jours, publication ?


Bulletin du Diocèse de Grenoble
Grenoble - A signaler une conversion, si le terme n'est pas trop fort, c'est celle du célèbre maire de La Mure, au diocèse de Grenoble, M. Chion-Ducollet.
Après une démarche courtoise faite à Grenoble par le maire de La Mure, auprès du nouvel évêque, Mgr Henry est venu la semaine dernière à La Mure, et il a rendu visite à M.Chion-Ducollet. Puis M. le Maire, accompagné de ses adjoints, a fait à Monseigneur sa visite officielle. S'adressant à Sa Grandeur, il lui a dit toute sa joie et lui a donné "l'assurance que la municipalité de La Mure travaillerait désormais, en union avec l'évêque, au plus grand bien du pays, dans la paix, la justice et la liberté".
Le résultat heureux de cette entrevue ne s'est pas fait attendre : le soir même, la petite ville rayonnait sous les feux d'une illumination générale ; et le lendemain, comme gage immédiat de pacification, le sacrement de la confirmation était administré dans la nouvelle église, qui, par ordre supérieur, n'avait pas encore été livrée au culte.
Enfin, tandis que jusqu'alors défense avait été faite aux jeunes filles de s'organiser en procession, quatre cents pèlerins de Grenoble traversent La Mure au moment même où l'évêque allait s'éloigner, et ils l'accompagnent à la Salette, tandis que les cloches, à toute volée, semblent redire le cantique des anges : Gloire à Dieu, paix aux hommes de bonne volonté.


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